Annexe 2 du « Plaidoyer pour un Compte CO2 Individuel », importance des connaissances au sein de la population (mai 2026).

Le but de cette démarche est de mesurer le degré de connaissance globale vis-à-vis du climat, ainsi que l’éco-anxiété et l’implication personnelle de la population en général.

La méthode des observations aléatoires est appliquée ici. De temps en temps, la question suivante est posée à une personne disponible prise au hasard (par exemple dans la salle d’attente d’un laboratoire médical). « S’il vous plait, dites-moi ce que vous savez du réchauffement  climatique. Que faire en face de cela ? » et les réponses spontanées sont enregistrées sans modification ni tri 

Les dix réponses :

  1. C’est important. Moi j’attends de voir comment ça évolue. S’il y avait quelque chose d’important à faire, ILS nous l’auraient dit. »
  2. Il faut absolument limiter les émissions de CO2, de gaz à effet de serre. C’est surtout l’affaire de l’industrie.
  3. Je ne suis pas d’accord avec cette culpabilité et ces injonctions qu’on nous impose en permanence.
  4. Tout se dégrade, la nature, la santé. C’est la faute des usines. Certains gagnent de l’argent, alors ils sont contre les mesures à prendre. Nous on est petits, on ne peut rien faire.
  5. On va dans le mur et on ne fait rien.
  6. En y réfléchissant bien, je crois que  je ne sais rien en dire.
  7. Comme le dit le professeur X, : sur le long terme, la terre se refroidit. Il n’y a rien à faire.
  8. C’est grave. Moi j’observe la dégradation de la nature. Il faudrait que le gouvernement nous indique une manière de mesurer les gestes à faire ou à ne pas faire. C’est un problème d’éducation.
  9. Ça peut être grave. Il y a aussi de la manipulation pour atteindre les « petites gens ». Moi je viens du Limousin. Les vrais pollueurs c’est les américains et les chinois.
  10. C’est important, il faut faire des efforts, par exemple rouler moins, avec une voiture plus économe. Mais on n’a pas toujours l’argent pour.

Résultats : Eco-anxiété = 8/10 ; Connaissance = 3/10 ; Implication = 2/10

Mes conclusions :

  • L’éco-anxiété est presque généralisée.
  • Manifestement l’absence de Connaissances empêche l’Implication, il est donc inutile de prêcher pour le renforcement de cette dernière avant d’avoir installé une démarche d’apprentissage. Il faut une autorité crédible et pédagogue qui pourra établir la simple connaissance de la réalité. Quelle autorité existe-t-il aujourd’hui, meilleure que celle de l’État ?
  • Remarquons que sur les dix interlocuteurs, un seul a mentionné la nécessaire sobriété énergétique dans notre vie quotidienne. , Cette sobriété vis-à-vis de l’énergie est pourtant centrale dans le sauvetage du climat. Il y a du travail à faire ! Pour certains l’énergie est probablement une réalité un peu trop virtuelle. Sa manifestation physique changeante, sa source solaire ou nucléaire assez limitée, son utilisation indispensable pour toute vie sur terre, le caractère contre nature et actuellement difficilement évitable de l’utilisation des stock fossiles avec l’émission inéluctable de CO2 polluant, la différence fondamentale entre énergie d’origine fossile et celle d’origine contemporaine, tout cela est peut-être mal compris. Il en découle qu’un réel effort de compréhension et d’actions est nécessaire pour avancer vers le « zéro émission de CO2 » qui conditionne le « zéro augmentation du désordre climatique ». Il n’y a pas de solution radicale et définitive, mais il est inadmissible de voir l’actuelle méconnaissance, la désinvolture et le gaspillage généralisé de l’énergie.
  • Le Compte CO2 Individuel est un moyen d’attirer l’attention de la population et de l’inciter à se préoccuper de son implication personnelle dans la construction du futur. Le fait que l’État soit le maitre de ces calculs et si l’État est suffisamment pédagogue et bienveillant, avec un pouvoir « punitif » théorique mais non utilisé, cela renforcera l’efficacité de la démarche pour faire évoluer la connaissance, puis la motivation. Ce rôle pédagogique de l’État est conforme à sa mission de défense du bien commun.