Annexe 3 du « Plaidoyer pour un Compte CO2 Individuel », aspect pratique (mai 2026)

Annexe 3 du « Plaidoyer pour un Compte CO₂ Individuel » — aspect pratique (mai 2026)

La création de Comptes Individuels d’Énergie (ou de CO₂, ce qui revient presque au même) pour le suivi des quantités d’énergie échangées ou utilisées partout peut sembler complexe. Mais ce suivi n’est pas compliqué : il est simplement volumineux.

Si l’on garde à l’esprit que l’énergie est une grandeur fondamentale du monde vivant, et que les comptes en kWh des différents acteurs s’ajustent lors de toutes les transactions (le compte monétaire de l’acheteur diminue tandis que son compte en kWh augmente), alors il n’est pas anormal de penser que ce suivi puisse être identique et parallèle à celui que nous utilisons chaque jour pour la monnaie. Il doit simplement comptabiliser les kWh en même temps que le compte monétaire comptabilise le prix.

L’automatisation de cette « double facturation » sur les cartes bancaires et les comptes courants ne devrait pas être compliquée. Tout serait automatisé et mis à la disposition des clients par les banques, comme c’est déjà le cas pour les comptes en euros.

L’importance qui sera accordée au système de suivi des énergies se justifie pleinement par la place que prendra dans nos vies la catastrophe climatique en préparation. Le nécessaire suivi des comptes en kWh redonnera à l’effort de sobriété la place qui lui est due. La similitude entre les deux comptes (en euros et en kWh) facilitera grandement la mise en place de ce suivi.

Il est aujourd’hui incroyable que, compte tenu des nombreuses possibilités d’action offertes aux consommateurs finaux pour limiter la dégradation du climat, il n’existe toujours pas de système de mesure et d’enregistrement de la consommation individuelle d’énergie, alors même qu’elle constitue la principale source du désordre climatique.

Comment peut-on faire l’effort de réduire quelque chose que l’on ne connaît pas ?